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Pour la énième fois..."La complainte de Georges Ibrahim Abdallah"

Bordeaux, le 27 octobre 2017

Pour la énième fois, m., porte plume et porte-voix pour L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre (O.P.A) s'est rendue devant la prison de haute sécurité de Lannemezan, dans les Pyrénées, pour apporter son soutien à Georges Ibrahim Andallah, plus ancien prisonnier politique européen, qui entamait ce jour-là sa trente-quatrième année de détention.

Pour la énième fois, au petit matin, elle a pris le bus avec les camarades bordelais parcourant avec eux les kilomètres qui nous séparent de lui.

Pour la énième fois, elle a rejoint les militants qui venant de toute la France, de l'étranger, ont défilé dans un village désert pour aller jusque aux murs qui retiennent Georges.

Pour la énième fois, elle a eu la boule au ventre quand a pointé, à l'horizon gris et pluvieux, le premier mirador, quand les filets de sécurité ont soudain strié le ciel, quand les barbelés ont commencé à labourer le sol.

Pour la énième fois, elle a écouté, les bavardages de chacun et de tous qui voulaient absolument prendre la parole, quand elle aurait préféré un grondement, du bruit pour briser les silences, des cris pour qu'au-delà, ce prisonnier nous entendent, nous et la juste colère qui nous anime à cet instant précis.

Pour la énième fois, elle a entonné avec le collectif bordelais et toutes les voix qui le voulaient "La complainte de Georges Ibrahim Abdallah", amère d'en être encore là, rageuse d'en être encore là !

Georges a déjà été emprisonné six ans de plus que Nelson Mandela.

Son enfermement est une tâche sombre sur la face d'un Etat Français soumis au sionisme israélien et au gouvernement des Etats-Unis, une honte que portent tous les politiciens qui se taisent et se rendent complices, un déshonneur pour tous les médias qui ne remuent jamais le silence !

Pour la énième fois... tant qu'il le faudra ! Prendre le bus avec les camarades bordelais, rejoindre les militants de partout, avoir la boule au ventre au premier mirador, entonner la complainte !

Et exiger à chaque fois la libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah !!!

L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre (O.P.A)

https://www.youtube.com/watch?v=pp9YLJhOtD0

Libérons Georges Ibrahim Abdallah
http://liberonsgeorges.over-blog.com/ 

La complainte de Georges Ibrahim Abdallah

Dans les vieilles geôles françaises
Y avait, y avait un prisonnier
Plus de 30 ans, à dieu ne plaise,
Derrière des barreaux enfermés.
C’est une zone de non-droit,
Un lieu qu’un seul homme parcourt,
Bien plus qu’une cage, un endroit
Où le temps a fini son cours.

Qui me dira, qui me dira, qui me dira
Quand je ne chanterai plus pour Georges Ibrahim ?
Qui me dira, qui me dira, qui me dira
Quand je ne chanterai plus pour Georges Abdallah ?

Que devient l’homme entre les murs ?
Rêve-t-il de Kobayat ?
Sent-il le vent comme un murmure
Sur la Plaine de la Bekaa ?
Voit-il, au-delà du grillage,
Beyrouth la belle ? Et dans l’effroi,
Pleure-t-il de tristesse et de rage
Sur les cendres de Chatila ?

Qui me dira, qui me dira, qui me dira
Quand je ne chanterai plus pour Georges Ibrahim ?
Qui me dira, qui me dira, qui me dira
Quand je ne chanterai plus pour Georges Abdallah ?

L’homme est là et toujours se dresse,
L’homme est là et toujours se bat !
La liberté n’a pas de laisse,
La lumière ne vient pas d’en bas.
Quand la dictature le retient
Et fait la guerre au monde entier,
Même enfermé, il se souvient
D’un drapeau rouge à empoigner !

Qui me dira, qui me dira, qui me dira
Quand je ne chanterai plus pour Georges Ibrahim ?
Qui me dira, qui me dira, qui me dira
Quand je ne chanterai plus pour Georges Abdallah ?

Vous qui voyez le temps qui file
Aux fenêtres des jours perdus,
Songez aux longues heures fébriles,
Songez aux allées et venues.
Quand se pavane l’injustice
Et lorsque vos yeux se détournent,
C’est bien un jour de plus qui glisse
Dans ce cachot où l’homme tourne.

Qui me dira, qui me dira, qui me dira
Quand je ne chanterai plus pour Georges Ibrahim ?
Qui me dira, qui me dira, qui me dira
Quand je ne chanterai plus pour Georges Abdallah ?

Qu’on lui ouvre grandes les portes,
Qu’il revienne à nous triomphant !
Que nos chants de victoire le portent
Aux pieds des cèdres du Liban !
Dans les vieilles geôles françaises
Y avait, y avait un prisonnier
Plus de 30 ans, à dieu ne plaise,
Derrière des barreaux enfermés.

Qui me dira, qui me dira, qui me dira
Quand je ne chanterai plus pour Georges Ibrahim ?
Qui me dira, qui me dira, qui me dira
Quand je ne chanterai plus pour Georges Abdallah ?

m. pour L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre - O.P.A
Le 26 septembre 2014

Texte libre de droit diffusé sous licence libre Creative Commons
http://www.opa33.org/opa-creative-commons.html

Tag(s) : #Répression, #Communiqués O.P.A
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