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Lettre de m. au Procureur de la République

Melle m.

Bordeaux

Monsieur le Procureur de La République

Tribunal de Grande Instance de Bordeaux

30 rue des Frères Bonie

33077 Bordeaux-Cedex

Bordeaux, le 26 juillet 2013

Monsieur,

Dans le cadre d'une enquête de police, suite à un dépôt de plainte de Madame L. contre X pour violation de domicile et dégradations, mon appartement a été perquisitionné le jeudi 18 juillet 2013 à 7h10.

Suite à cette perquisition, les forces de l'ordre ont saisi mon ordinateur fixe, mon ordinateur portable, mes deux disques externes, mon téléphone portable, mon carnet de note, divers documents personnels dont le faire-part annonçant le décès récent d'une amie.

Si on peut être intrigué - à l'instar des policiers qui m'ont interrogée - sur la disproportion des moyens employés pour prouver une culpabilité dont je me défends, cette perquisition me prive de tous mes outils professionnels.

En effet, en tant qu'auteur, compositrice, interprète et metteur en scène auprès de l'association culturelle L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre, il m'est impossible d'y mener à bien mes projets alors même que vous disposez de mes ordinateurs et de l'ensemble de mes fichiers (25 années de labeur !).

Je me vois ainsi dans l'impossibilité d'administrer les sites internet où sont diffusés mes travaux artistiques n'ayant plus accès à mes visuels, photos, musiques et textes (recueils, pièce etc...) et étant privée de toutes mes vidéos.

Plus dommageable encore, l'écriture d'un spectacle poétique dont les répétitions devaient commencer en septembre est totalement interrompue, menaçant ce projet international et mettant en péril la dizaine d'emplois liés à sa réalisation.

Enfin, sans téléphone et privée de l'ensemble de mon répertoire, comment organiser ce spectacle ; comment mettre en place les concerts à venir ?

Il m'est très difficile de faire le lien entre les faits qui me sont reprochés et la privation de mes outils de travail.

Aussi, je vous demande par la présente la restitution rapide de ces objets afin que je puisse au plus tôt reprendre mes activités professionnelles.

Ce jeudi 18 juillet 2013, après une perquisition et 12h de garde à vue, je suis ressortie libre du commisariat de Mériadek et aucun élément de preuve n'a pu mettre à jour mon implication dans les faits qu'on me reproche.

Il n'y en a pas non plus dans les objets saisis car je l'affirme encore, je suis innocente et n'ai rien à me reprocher.

En attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur mes salutations.

Melle m.

 

 

Tag(s) : #Courriers officiels

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